En écho notamment à la pensée du pré-pictural de Gilles Deleuze, ce vaste work in progress questionne la possibilité même du dessin dans notre univers contemporain : comme formes visuelles surgissant dans l’immédiateté d’un geste, voire dans une absence de pensée et une non-maîtrise de nature technique. Pratique cumulative travaillant un certain nombre de figures archétypales – l’objet pavillonnaire, le corps fragmenté, quelques extraits de paysage perçu,… -, ce territoire dessiné est pensé comme ouvert, pour donner notamment lieu à différentes mises en espace possibles, de nature installative.
D’abord réalisés à partir d’extraits de carnets, de petites dimensions donc, l’ensemble que des Dessins-catastrophe intègre désormais des formats plus grands, afin de donner matière et cartographier un territoire plus vaste, de l’ordre du vivant, de son cinétisme et de ses intensités premières, entre surgissement et effacement de ses signes et images plus ou moins lacunaires.


















